couverture

Castoriadis, une vie

Dosse, François

  • Éditeur : La Découverte
  • ISBN 9782707171269
  • Paru le 6 octobre 2014
  • 38,95 $ *
  • Essais

* Les prix de nos produits sont sujets à changements sans préavis.

Résumé

C. Castoriadis est devenu communiste à 15 ans dans une Grèce qui allait connaître la dictature, l'invasion italienne, l'occupation allemande et la résistance populaire. Il apprendra vite la réalité du stalinisme, son principal credo étant la question de l'autonomie, à la fois comme idéal politique et comme condition de tout mouvement social ou politique.

Quatrième de couverture

Ce livre est la première biographie consacrée à l'une des plus grandes figures intellectuelles et politiques du XXe siècle : Cornelius Castoriadis (1922-1997). Jeune résistant grec révolutionnaire menacé de mort par les staliniens, il arrive en France à l'âge de vingt-trois ans, alors que l'engouement pour l'URSS est à son zénith. Il contribue alors à créer, avec Claude Lefort et Jean-François Lyotard, l'une des branches les plus vivaces de la gauche radicale, «Socialisme ou Barbarie», qui deviendra ensuite une revue mythique et l'une des grandes influences de Mai 68, notamment par sa critique de gauche des régimes dits «communistes».. Économiste, philosophe, psychanalyste, militant politique, Castoriadis est l'auteur d'une oeuvre essentielle pour quiconque s'intéresse à la question de l'institution hors du cadre de l'État, dont il traite dans ce que l'on peut considérer comme l'un des maîtres ouvrages du XXe siècle, L'Institution imaginaire de la société (1975). Il n'a en effet cessé, en croisant l'analyse historienne et l'approche psychanalytique, de s'attacher à penser la conquête de l'autonomie comme condition de l'approfondissement démocratique.. Fruit d'une enquête menée auprès d'une centaine de témoins, cet ouvrage permet enfin de lever le voile sur cette figure hors norme et trop méconnue, qui est restée marginale jusqu'au bout, malgré son élection comme directeur d'études à l'EHESS au début des années 1980. Celui en qui Pierre Vidal-Naquet voyait un «génie», et Edgar Morin un «Titan de l'esprit», est pourtant très certainement appelé, en ces temps de grandes turbulences des souverainetés établies, à devenir l'un des penseurs-clés du XXIe siècle..