couverture

Art, politique, révolution

Manifestes pour l'indépendance de l'art : Borduas, Pellan, Dada, Breton, Rivera, Trotsky

Gill, Louis

  • Éditeur : M EDITEUR
  • Collection : Mouvements
  • ISBN 9782923986210
  • Paru le 24 janvier 2012
  • 13,95 $ *
  • Essais

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Résumé

Le livre rend compte, à travers ces manifestes, du passage de la simple recherche de la libération de toutes les ressources de l'esprit comme fin en soi, jusqu'à l'extrême caricatural de la fustigation de toute logique et de l'apologie du « scandale pour le scandale », caractéristique du dadaïsme et de la première période du surréalisme, à la conviction acquise de l'insuffisance de la simple révolution de l'esprit et de la nécessité de l'action politique destinée à révolutionner la société.

Biographie de l'auteur.e

Professeur retraité du département de sciences économiques de l’UQAM, Louis Gill a publié plusieurs ouvrages sur la théorie économique marxiste, l’économie internationale, la dette, le partenariat social, le néolibéralisme et le syndicalisme.

Quatrième de couverture

Quels sont les liens entre l’indépendance de l’art, la politique et la révolution ? Louis Gill les explore à partir des différents manifestes qui ont fait leur marque et influencé leur époque, dont Refus global (1948), écrit politique fondateur du Québec moderne, rédigé par Paul-Émile Borduas, et Prisme d’yeux (1948), signé par un groupe d’artistes animés par Alfred Pellan. Les manifestes québécois pour un art indépendant ne tombaient pas du ciel pour seule cause de Grande Noirceur. Ils ont été précédés par ceux du dadaïsme (1916-1922) et du surréalisme (1924 et 1930), par Pour un art révolutionnaire indépendant (1938) et par Rupture inaugurale (1947), qui a influencé la facture définitive de Refus global. À travers ces manifestes, Louis Gill montre comment la recherche de la libération de l’esprit comme fin en soi a fait place à la conviction de la nécessité d’une révo­lution de la société, comme condition de la liberté de la création artistique et de l’activité intellectuelle en général. Des activités qui ne sauraient être soumises au pouvoir étatique, comme en témoignent ces négations de l’art qu’ont été le « réalisme socialiste » stalinien et l’« art héroïque » hitlérien. L’art engagé n’est un art authen­tique que s’il est indépendant et libre de toute tutelle.« L’indépendance de l’art pour la révolution. La révolution pour la libération définitive de l’art ! » (Pour un art révolutionnaire indé­pendant), n’est-ce pas là une idée-force toujours d’actualité ?