Lancement • Luttes paysannes en Colombie 1970-2016

Date et heure - mar. 22 octobre, 2019 à 18h

Le GRIPAL a le plaisir de vous convier au lancement du dernier livre de nôtre collègue Leila Celis, professeure au Département de sociologie de l'UQAM, Luttes paysannes en Colombie 1970-2016, Conflit agraire et perspectives de paix.

Avec la participation de :

Marie-Christine Doran, professeure à l'École d'études politiques de l'Université d'Ottawa.
Elisabeth Abergel, professeure du Département de sociologie, UQAM

Un vin et fromage sera offert à la fin de la présentation et des livres seront proposés à la vente.

L'événement est organisé par les Presses de l'Université d'Ottawa (PUO) et Le Groupe de recherche sur les imaginaires politiques en Amérique latine (GRIPAL).

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Ce livre porte sur les luttes paysannes et tient compte de l’évolution du mouvement agraire depuis les années 1970 en identifiant de quatre phases ou dynamiques. Dans la première, les paysans luttent principalement pour la terre à travers la colonisation des terres publiques et l’occupation des terres de grands propriétaires. Dans la deuxième ils luttent pour l’investissement public dans la vie et la production agraire en réalisant des mobilisations importantes. La troisième phase de la lutte paysanne correspond à la résistance juridique et aux déplacements intra-territoriaux devant la violence qui leur inflige le paramilitarisme. Finalement, la quatrième phase correspond à la lutte actuelle contre l’extractivisme et pour l’autonomie territoriale.

L’étude se base principalement sur l’histoire de l’Association nationale des paysans de la Colombie (ANUC) née en 1967, la Fédération des paysans-mineurs du Sud de Bolivar (FÉDÉAGROMISBOL) née en 1985, et la Coordination nationale agraire (CNA) née en 1997. Ces organisations regroupent des paysans petits et moyens propriétaires, dont la propriété n’est pas complètement légalisée et qui ont des conditions de production précaires.

« Quiconque s’intéresse aux luttes agraires constate rapidement que les paysans conçoivent l’économie paysanne comme la condition de leur émancipation, de leur inclusion sociale et politique et de l’amélioration de leurs conditions de vie. Bref, au-delà des rapports de production, les paysans investissent leur économie d’un sens de justice, ils y voient la manière de mettre fin à leur exploitation et à leur marginalisation.»

**Leila Celis est une chercheure colombo-canadienne. Elle détient un PhD en sciences politiques de l’Université d’Ottawa et est professeure de sociologie à l’UQAM depuis 2013. Elle travaille sur la violence politique, l’extractivisme, le mouvement agraire et les inégalités sociales, le tout à partir d’une approche féministe intersectionnelle.

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