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Analyse de l'incapacité des démocraties contemporaines à intégrer le temps long, pourtant essentiel aux enjeux environnementaux et sociaux. L'auteur démontre que la démocratie privilégie structurellement le présent et la rupture avec le passé. Après avoir examiné les solutions historiques, il propose de nouveaux dispositifs pour réintroduire durablement la temporalité longue dans la vie politique.
Le court-termisme règne aujourd'hui en maître. Avec toutes les conséquences désastreuses qui en découlent en matière de lutte contre le réchauffement climatique autant que dans l'ordre des finances publiques ou des rapports entre générations. Il gouverne les esprits de telle sorte que nous ne faisons rien, ou trop peu, alors même que nous savons.Cet ouvrage propose une histoire et une théorie de cette préférence pour le présent, en la rapportant, en ses différentes figures, aux fondements mêmes de notre modernité démocratique. Il répertorie aussi les avertissements et les initiatives des différents acteurs qui ont tenté d'en contrecarrer les effets. Avec des résultats cependant restés limités tant ceux-ci ont souvent été perçus comme procédant d'un conservatisme nostalgique, d'une vision technocratique éloignée des réalités ou de doctrines insensibles au vécu des peuples.Les apports historiques, autant que les éléments de théorie politique et sociale, qui constituent la matière de ce livre conduisent à suggérer une autre façon d'accorder la perception spontanée des individus au temps long. Partant du fait que l'attention à l'avenir se lie nécessairement à une forme d'intériorisation du collectif, il rappelle les principales conceptions historiques de celle-ci pour en définir une mise en forme inédite : celle d'« exercices démocratiques ».