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Cinq études dans lesquelles le philosophe et théologien explore le rôle de l’intuition dans la tentative de dépasser les limites de la métaphysique.
Les cinq études réunies ici ne posent pas les mêmes problèmes - mais toutes reprennent la vieille question à laquelle la phénoménologie a fourni d'abondantes réponses : celle de l'intuition. Elles portent donc une même interrogation sur les limites de la métaphysique et sur ce qu'il reste à dire lorsque nous butons sur elles. Sur « l'autrement dire » et « l'autrement voir ». Alles ist anders zu sagen, « tout est à dire autrement », selon Heidegger. Mais la poésie n'a-t-elle pas déjà dit autrement ? Si la métaphysique a gouverné un canton de la pensée pendant des siècles, d'autres que les philosophes n'ont-ils pas toujours su dire sans se soumettre à son empire ? Tout n'aurait-il pas déjà été dit autrement ? Et dans ce cas, celui qui se saisit de cet « autrement dit », à disposition, n'a-t-il pas déjà les moyens de penser et de vivre autrement ?. Or, s'il est vrai que les dits poétiques ne sont pas seuls à laisser un monde se déployer en eux, alors il n'est pas téméraire d'avancer que nous pouvons habiter d'autres mondes que celui de la métaphysique : notamment le monde dans lequel les hommes sont les prochains de Dieu, dans une économie d'alliance. L'incompréhensible peut donc être dit malgré tout : malgré l'inconnaissance qui affecte toute connaissance de Dieu, malgré le tâtonnement de notre langage quand il parle de l'extraordinaire, malgré le flou imposé par la non-vision des réalités à croire... ce qui ne suppose pas qu'elles soient inintelligibles.