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Une analyse philosophique de la catastrophe globale à travers laquelle l'auteur interroge les ressorts de la soumission totale à l'hégémonie du capital. Il expose en quoi la modernité occidentale, par les mathématiques, la statistique, le numérique et l'argent, a donné le pouvoir au nihilisme, conduisant à une humanité toujours plus aliénée et à une Terre toujours plus dévastée.
Philosophie de la catastrophe . La catastrophe désignait en Grèce le dernier acte d'une tragédie : l'accomplissement d'une logique fatale que personne n'a pu conjurer. L'histoire de l'être humain, processus de dénaturation fondé sur la négation de la nature et le déni de l'animalité, est une tragédie, que la philosophie est en mesure de concevoir parce qu'elle a d'emblée défini la raison contre le monde et contre la vie, et fut en cela nihilisme. Par la mathématique, la statistique, le numérique, l'argent, la modernité occidentale a donné les pleins pouvoirs à cette abstraction, et l'a universalisée : aujourd'hui domine une mégamachine planétaire qui déchaîne la logique de l'annihilation, celle d'une humanité toujours plus aliénée et d'une Terre toujours plus dévastée. La catastrophe révèle alors le secret inavouable d'un être dont le consentement à l'automatisation assouvit un archaïque désir de retour à l'inanimé : la pulsion de mort, qu'il faut alors réinterpréter comme principe de néganthropie.