couverture

Grèce fantôme : voyage au bout de la crise, 2010-2013 (La)

Grigoriou, Panagiotis

  • Éditeur : Fayard
  • Collection : Essais
  • ISBN 9782213671109
  • Paru le 29 novembre 2013
  • 36,95 $ *
  • Sciences sociales

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Résumé

En mai 2010, le FMI, l'Union européenne et la BCE ont mis la Grèce sous leur tutelle en raison de la crise financière qui touche le pays. Cette chronique dresse des portraits de personnes de la classe moyenne, actifs plus ou moins qualifiés, tous touchés par le chômage : petits commerçants, retraités, étudiants ou diplômés, à la recherche de solutions, souvent dérisoires.

Quatrième de couverture

En mai 2010, le FMI, l'Union européenne et la BCE ont missionné leurs experts et mis le pays sous leur tutelle. Trois ans plus tard, au lieu d'un redressement des finances, on assiste à un effondrement du pays et à une catastrophe humanitaire. La Grèce n'est plus que le fantôme d'elle-même.. Panagiotis Grigoriou fait la chronique de la vie effroyable en temps de crise. Historien et ethnologue ayant longtemps enseigné en France, il choisit de vivre à Athènes en 2008 : dès le déclenchement des événements, il décide de rapporter le quotidien des Grecs dans un blog, Greek Crisis, qui connaît un succès immédiat. Ces histoires sont celles de la classe moyenne qui disparaît du monde du travail, des actifs tous touchés par le chômage, et pour les plus «chanceux» d'entre eux, contraints à prendre le chemin de l'exil. Il dit le désespoir des petits commerçants, des étudiants, des diplômés ou encore des retraités, à la recherche de stratégies de rechange, souvent dérisoires ou impossibles : quitter le pays, changer de secteur d'activité, se répolitiser, se dé-socialiser, ou encore se suicider ou se laisser mourir... Ce sont les seules alternatives laissées à une population totalement déstabilisée, qui n'a plus d'autre perspective que sa survie immédiate.. La crise ne s'est pas abattue sur la Grèce à cause des errements réels et avérés de sa classe politique. L'explosion de la dette du pays n'est pas la seule cause : la Grèce a été choisie comme laboratoire des politiques d'austérité, elle est soumise à une expérience-limite. La Grèce fantôme se veut aussi une réflexion sur le projet européen et ses incohérences, voire ses faillites..