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Entre Paris et Dakar, Fadel mène une double vie. En France, il est libre, mais au Sénégal, sa vie est régie par les règles immuables de la hiérarchie familiale, la virilité prescrite et la soumission au groupe. A la mort de son père, Fadel se souvient d'une figure de son passé, un artiste marginal dont l'existence défie l'ordre social, nommé également Fadel. Premier roman.
Et si L'Âge de déplaire était le roman de la désobéissance ? Entre Paris et Dakar, Fadel est un homme écartelé. En France, il goûte à une liberté nouvelle ; au Sénégal, sa vie est subordonnée à la hiérarchie familiale, aux injonctions à la virilité et à la tradition. La mort de son père agit comme un déclencheur. La colère d'abord, puis l'afflux des souvenirs, et la figure obsédante d'un autre Fadel, son turandoo, son homonyme : un artiste marginal surnommé « Fadel le Fou », dont le mode d'existence défie l'ordre social. Deux hommes, un même prénom, deux destins possibles. Et une question : a-t-on le droit de devenir soi quand tout nous enjoint de rester à notre place ?Roman du conflit et de la fracture intime, L'Âge de déplaire explore ce moment où l'on comprend que l'héritage n'est pas seulement ce que l'on reçoit, mais aussi ce que l'on choisit de transformer, de taire ou de brûler. Animé par l'urgence de dire, Abibou Diouf interroge avec justesse et courage la fabrique des masculinités, les violences symboliques exercées au nom de la tradition et le poids du silence au sein des familles sénégalaises.