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En septembre 1945, la comtesse Ingeborg Kalnoky doit accueillir dans sa villa les témoins à charge ou à décharge des treize procès de Nuremberg. Complices et victimes du nazisme doivent cohabiter dans cette maison que les Américains ont rendu aussi discrète que possible. L'auteure révèle un aspect méconnu de ces procès et restitue une atmosphère de huis clos.
Savez-vous ce que m'a instamment recommandé l'officier américain qui m'a confié cette maison ? «Faites en sorte que tout se passe bien.» Je m'y efforce, mais c'est au prix d'efforts permanents, et les Américains sont à mille lieues de se douter de tout ce qui se passe ici. . Voilà ce que confie à un prêtre la comtesse Ingeborg KáInoky, chargée à partir de septembre 1945 de diriger à Nuremberg une «pension de famille» d'un genre très spécial : s'y succèdent en effet des dizaines et des dizaines de témoins à charge ou à décharge venus déposer de 1945 à 1948 aux treize procès du Troisième Reich. Avant de quitter cette maison, ils consignent quelques mots dans le livre d'or, sans toujours laisser leur nom.. Complices et victimes du nazisme doivent cohabiter dans la villa de la rue Novalis. Rudolf Diels, premier chef de la Gestapo, croise dans les couloirs des résistants allemands revenus de Dachau. À table, l'ex-photographe du Führer, Heinrich Hoffmann, tente d'expliquer à un déporté juif qu'Hitler avait horreur de la vue du sang - tous deux se séparent pourtant en échangeant leurs adresses..