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A la fin du XVIIIe siècle, après avoir été pendant trente ans l'assistant de son illustre père, Giambattista Tiepolo, Giandomenico décide de quitter Venise. Il trouve refuge près de Padoue dans sa villa de Zianigo, qu'il décore de fresques à l'atmosphère nostalgique mettant en scène la vie des polichinelles.
Le dernier Vénitien . « 1801. Ceci est mon vrai testament et celui de Venise à la fois. Nous mourons, elle et moi, d'une même fin, de la même maladie d'âme, d'une même déréliction. Avec pour viatique dans l'éternité froide guettant aux portes, la gloire que nous reconnaîtront peut-être les hommes des temps futurs. Car Venise va mourir. Et je suis le dernier Vénitien. » . Ainsi s'ouvrent ces Mémoires apocryphes de celui qui fut le Goldoni en peinture de la Venise des Doges sur sa fin. Giandomenico Tiepolo, fils du grand Tiepolo, brossa d'un pinceau musical ses fêtes galantes, ses moeurs où la volupté s'enlaçait à la décadence. Au soir de sa vie, il fit ses adieux à Venise en 104 dessins de génie où les Polichinelles subvertissent la cité déchue.. Méconnu, oublié, Giandomenico Tiepolo n'en avait pas fini avec lui-même. Ressuscité par Gilles Hertzog, Le dernier Vénitien livre ici le testament de son existence inutile et féconde..