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Etude consacrée à l'expérience de l'enseignement de la Shoah en France par des professeurs de collège et de lycée. S'appuyant sur des entretiens avec des professeurs exerçant dans des établissements à recrutement social différencié, elle fait ressortir les difficultés rencontrées et les réponses éducatives et pédagogiques mises en oeuvre. Des styles d'enseignement adaptés sont ainsi identifiés.
Enseigner la Shoah et les questions socialement vives . Lorsque l'histoire du génocide des Juifs d'Europe est mentionnée pour la première fois dans les programmes scolaires en 1988, cet enseignement semble faire l'objet d'un consensus dans les champs politique et institutionnel. Il doit contribuer à la lutte contre toutes les formes d'intolérance censée prévenir les sociétés démocratiques pacifiées de toute nouvelle tentation de dé-civilisation et de déconstruction. Or, au tournant des années 2000, des témoignages de professeurs exerçant dans des établissements des quartiers populaires et quelques rares enquêtes signalent le surgissement de difficultés vives pendant ce cours.. Cet ouvrage ne se propose pas d'étudier les causes de ces difficultés ni d'évaluer si cet enseignement aide à lutter contre le racisme et l'antisémitisme. Les résultats d'une enquête par entretiens menée auprès de trente professeurs de collège et de lycée exerçant dans des terrains sociologiquement diversifiés permettent de répondre aux questions suivantes : quelles sont les difficultés constatées en fonction du terrain d'exercice ? Quelles sont les stratégies didactiques et pédagogiques déployées pour s'y confronter ? Plus généralement, peut-on approcher, grâce à cette enquête, les contours de l'expertise professionnelle enseignante pour continuer à faire classe lorsqu'une question socialement vive entre dans la classe ?.