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Recueil de 120 textes de genres hétéroclites, allant de l'essai au poème, devenu un emblème de la culture militante féministe après sa parution en 1972 à Lisbonne, en pleine dictature. Ses autrices sont poursuivies pour outrage aux moeurs et pornographie avant d'être acquittées à l'issue d'un long procès.
« Mes soeurs :
Mais que peut la littérature ? ou plutôt : que peuvent les mots ? ». Pour avoir posé cette question frontalement et y avoir répondu radicalement les trois autrices de ce livré, recueil composite de textes, sont poursuivies pour-outrage aux moeurs et pornographie. Dès sa parution, le livre est mis au ban. Issu d'un jeu, d'une recherche et d'un pacte entre trois écrivaines portugaises décidées à parler de tout ce qu'il ne fallait pas dire - la passion, la clôture féminine, et la sororité ; l'acte d'écriture, l'homme et la femme étrangers l'un à l'autre, le sentiment d'isolement et d'abandon ; la haine, la séparation, la guerre ; les préjugés religieux et moraux et les tabous ; la culpabilité ; la recherche de la joie et du plaisir - ce livre est un événement littéraire et politique. Maria Velho da Costa, Maria Isabel Barreno et Maria Teresa Horta, connues depuis comme les 3 Maria, par le partage de cette chose sauvage et solitaire qu'est l'amour-écriture, revendiquent le droit inaliénable à l'autodétermination. Il y a eu un avant et un après la publication des Nouvelles Lettres portugaises qui provoqua un mouvement de protestation et de solidarité international inoubliable, à ne pas oublier, à célébrer encore aujourd'hui.