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A travers l'étude du traitement de la figure humaine, l'historien de l'art livre une interprétation autant psychologique que dialectique et héroïsante de l'oeuvre des grands peintres modernes, du XVIIIe siècle à la fin du XXe siècle. L'auteur s'attache à montrer que les artistes ont progressivement défiguré les visages sous l'influence des doutes métaphysiques et des bouleversements politiques.
Après tant d'efforts pour maintenir les apparences et l'harmonie de la figure (de Goya à Picasso), les plasticiens ont capitulé. Explosion, implosion: du visage il ne reste que ta trace, à moins que dans l'ultime effort pour arracher tes masques, l'homme n'ait aussi déchiré sa chair. Dans la peinture « figurale » de Bacon, sous la peau des écorchés, on débusque l'angoisse et te doute contemporains. Chez Warhol, le cortège des Vanités s'ouvre en abyme sur le néant. Si Dieu n'existe pas, l'homme peut-il se référer à une image idéale? La figuration plastique semble avoir donné tous ses fruits. Les derniers des modernes, en quête d'une nouvelle transcendance, ouvrent tes voies d'un post-modernisme éclectique, d'un temps des performances, du virtuel et des mixages multimédia... Y trouvera-t-on les fondements d'un nouvel humanisme?.