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Le philosophe part d'une enquête archéologique pour élaborer une réflexion sur la voix et explorer la vocation du langage comme singularité propre à l'homme. L'articulation entre le son et le sens, le vivant et le parlant, le corps et l'esprit, la nature et l'histoire, jouent selon lui un rôle politique, dans ce qui est humain et ce qui ne l'est pas.
Qu'est-ce qu'une voix ? Au cours d'une patiente enquête archéologique, ce livre reconstruit le sens et les modalités de l'« articulation de la voix », en interrogeant le rôle qu'a pu jouer l'invention de l'écriture, et en remettant radicalement en question le rapport entre voix et langage. Giorgio Agamben explore ici la texture « vocative » du langage comme une singularité que ni la linguistique, ni la phonologie, ni la biologie ne sont capables de saisir par elles-mêmes. En effet, situer le langage dans la voix, cela signifie articuler non seulement le son et le sens, mais aussi le vivant et le parlant, le corps et l'esprit, la nature et l'histoire. Cette réflexion sur la voix est dès lors inséparable d'une réflexion sur la définition de l'humain, et constitue en ce sens un problème essentiellement politique, puisqu'il s'agit, à chaque fois, de décider de ce qui est humain et de ce qui ne l'est pas. « L'articulation de la voix est, en réalité, l'articulation entre le vivant et le langage, et c'est seulement grâce à elle que l'homme peut être défini comme ce vivant qui a le langage. ».