couverture
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Sur les bouts de la langue

Traduire en féministe-s

Grunenwald, Noémie

  • Éditeur : Editions La Contre-allée
  • Collection : Contrebande
  • 179 pages
  • ISBN 9782376650690
  • Paru le 15 novembre 2021
  • 34,95 $ *
  • Études féministes

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Résumé

Traductrice de l'anglais, notamment d'auteures engagées, N. Grunenwald analyse les enjeux féministes associés à la traduction. Partant de son expérience personnelle, elle propose une réflexion sur les conceptions dominantes et les angles morts de la langue ainsi que sur les dimensions politiques de l'acte de traduire.

Biographie de l'auteur.e

Noémie Grunenwald est traductrice l'anglais. Elle a notamment traduit Dorothy Allison, bell hooks, Silvia Federici, Julia Serano, Sara Ahmed, Minnie Bruce Pratt. Forte de ses années d'expérience en bricolage de fanzines punk-féministes, elle a fondé les éditions Hystériques & AssociéEs pour accompagner la publication d'autrices marginalisées par l'industrie éditoriale et contribuer à la diffusion de textes qui ont marqué les mouvements féministes, lesbiens et/ou trans. Elle est actuellement coresponsable du programme de recherche FELiCiTE - Féminismes En Ligne : Circulations, Traductions, Éditions.

Quatrième de couverture

Sur les bouts de la langue

« J'ai appris à dire des choses qui n'existaient pas encore en français. Traduire nous force à voir les angles morts, à identifier ce qui n'a pas de nom, pas d'existence reconnue. À reconnaitre ce qui n'est pas pensé dans une langue mais qui l'est dans une autre.

« Traduire en féministe/s, c'est lutter contre la violence des dominants sur la parole des opprimé.es. Refuser de participer à son effacement et à son instrumentalisation en reconnaissant nos forces et nos limites. C'est résister dans la langue, s'appuyer sur nos camaraderies, nos sororités, nos amours, nos connivences, nos liens politiques et affectifs.

Sur les bouts de la langue est un essai narratif dans lequel j'explore les enjeux féministes de la traduction à partir de ma propre expérience. J'y mêle réflexion théorique et récit personnel pour interroger les conceptions dominantes de la traduction et démontrer que l'engagement en traduction, loin d'être un biais supplémentaire, permet de travailler mieux. J'y traite de la traduction comme processus collectif qui révèle les angles morts du genre dans la langue et qui permet d'agir concrètement sur celle-ci et sur le monde qui l'entoure.
Noémie Grunenwald