couverture

Réouverture après travaux

Deguy, Michel

  • Éditeur : Galilée
  • Collection : Lignes fictives
  • ISBN 9782718606781
  • Paru le 13 novembre 2007
  • 71,00 $ *
  • Philosophie

* Les prix de nos produits sont sujets à changements sans préavis.

Résumé

A la suite d'une conférence donnée au Centre Roland Barthes sur le bilan de son expérience poétique et son point de vue sur les changements en cours dans le champ des publications, l'auteur entreprend de répondre à des penseurs qui affirment que l'âge des poètes, voire le temps de la poésie, est achevé.

Quatrième de couverture

«On ferme !» n'est pas seulement un avertissement de gardien de musée au crépuscule ni la ligne générale d'une politique extérieure française qui «réduit ses ambitions», mais le constat - ou l'injonction ? - de philosophes pour qui «l'âge des poètes», et de la poésie, serait clos. Ne dirait-on pas en effet que la poésie, observable sociologiquement comme tout phénomène, a trouvé sa place «post-moderne» ? Peu encombrante et de manifestations sympathiques : sa place culturelle, sous assitance inspiratoire diverse.. Quelques travaux de poéticien, ici, s'orientent à contre-pente, parlant de réouverture, c'est-à-dire d'ouverture maintenue et repratiquée ; ouverture au monde, disait-on naguère ; sous bénéfice d'invention poétique. Ainsi va le monde, scande l'annoncier télévisuel... Mais lequel et comment, c'est la question.. La poésie pense. Pensée de la poétique et poétique de la pensée font un cercle vertueux, qui ne tourne pas seulement sur lui-même, mais (se) meut comme une roue. Si la poésie n'est plus «institutrice de l'humanité», ni relation privilégiée d'un Peuple avec son Poète, elle est toujours l'élément logique de la pensée : c'est poétiquement que les humains parlent leur vie en connaissance de causes dans une langue maternelle.. En connaissance de choses ? Ce qu'est une chose - chose perceptible ou chose de la pensée - dans l'expérience et pour la réflexion, est identifiable par ce comme quoi elle est.. Une fois encore ici, Michel Deguy se soucie de l'héritage, examinant quelques-unes des conditions de cette translatio studiorum et tentant à sa manière la parabole (lancer et fable) d'une transmission, qui reprend son élan en touchant le fond(s) baudelairien.. Le culturel, animation ou réanimation sociale, n'est pas le dernier mot. La traversée du culturel est notre tâche - pour une écriture parabolique où mythèmes, philosophèmes, théologèmes et poèmes échangent leurs procédés, vers une indivision : vers un livre à venir..