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Alors qu'il écrit La Méditerranée, Fernand Braudel donne des conférences sur l'histoire, soulignant l'importance de la longue durée face à l'histoire événementielle. Il prône l'interdisciplinarité avec les sciences sociales et la géographie, proposant le concept de géohistoire pour étudier les interactions entre société et environnement.
Fernand Braudel, grand historien du XXe siècle, a profondément renouvelé notre manière de penser l'histoire, les sciences sociales et le monde. « L'histoire n'est peut-être pas condamnée à n'étudier que des jardins clos de murs. Sinon ne faillirait-elle pas à l'une des tâches présentes, qui est aussi de répondre aux angoissants problèmes de l'heure », écrit-il en mai 1946, dans la préface de La Méditerranée. Bien connu de ses lecteurs, c'est sur des cahiers d'écolier entre les murs d'un Oflag où il est prisonnier qu'il écrit ce grand texte. Ce que l'on sait moins, c'est qu'au même moment il prononce devant ses codétenus L'Histoire, mesure du monde, une série de conférences, long plaidoyer en faveur d'une forme d'histoire, la recherche d'une méthode pour s'écarter des remous créés par les évènements et se concentrer sur une histoire profonde (la longue durée) ; pas seulement celle du passé, mais celle qui mène à la connaissance de la condition humaine. Pour cela l'histoire ne peut se passer des autres sciences, aussi insiste-t-il sur l'importance du décloisonnement et de l'interdisciplinarité, allant jusqu'à envisager une nouvelle forme plus globale que serait la géohistoire.