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Analyse la dimension culturelle de la danse. Etudie dans le discours technique sur la danse, les parties du corps privilégiées et investies par le danseur selon les aires géographiques (Extrême-Orient, Proche-Orient, Occident, Afrique noire). Retrace l'évolution de la danse occidentale depuis le XVIe siècle et met en lumière la mobilisation progressive du corps, en partant des pieds.
L'histoire de la danse commence avec l'image d'un corps morcelé, éclaté sur lui-même. L'image d'un corps, un et indissociable, existe à peine depuis cinquante ans. Initialement existaient des «régions corporelles», et celles-ci vivaient indépendantes et autonomes, dans différents lieux de l'univers.. Les jambes, rien que les jambes, glissaient, sautaient, avançaient, couraient, s'allongeaient, se haussaient, se croisaient, remuaient et bavardaient sur les terres de l'Occident; et le visage, face superbement animée par des yeux élargis et des bouches épanouies, dialoguait par l'ironie, la ferveur, la tristesse, l'amour, la nostalgie et l'humour, avec des bras, s'élevant, se joignant, s'étendant, s'unissant, se ployant et se déployant sur les régions montagneuses et volcaniques de l'Extrême-Orient. Quant aux pays du «bassin méditerranéen oriental», ils avaient pour eux les hanches, le bassin et le torse, qui fléchissaient, s'inclinaient, s'étiraient, se cambraient, se contractaient, se dilataient et vibraient, jusqu'à l'ensorcellement de toute cette contrée; pendant qu'en Afrique, chevilles, taille, poignets, coudes et cou, se tordaient avec cadence et frénésie, sur le rythme envoûtant des instruments de percussion.. Que racontent ces régions? L'histoire du «corps dansant» reconstituée dans cet ouvrage, tiendra lieu de réponse.
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