couverture

Une décennie de turbulences électorales au Québec (2012-2022)

Nadeau, Richard

  • Éditeur : Presses de l'Université de Montréal
  • Collection : PUM
  • ISBN 9782760655188
  • Paru le 1 avril 2026
  • 29,95 $ *
  • Sciences sociales

* Les prix de nos produits sont sujets à changements sans préavis.

Résumé

Entre 2012 et 2022, la scène politique québécoise a été profondément bouleversée. L’émergence de nouvelles formations — la CAQ, Québec solidaire et le Parti conservateur du Québec — a remis en question l’équilibre traditionnel, tandis que les électeurs se sont retrouvés partagés entre des déterminants de longue durée et des influences conjoncturelles. Les choix électoraux demeurent marqués par des facteurs stables comme l’âge, la langue, le niveau de scolarité ou les positions sur la souveraineté et l’axe gauche-droite, mais ils sont aussi sensibles aux enjeux de campagne et à l’image des chefs.

Biographie de l'auteur.e

Richard Nadeau est professeur titulaire au Département de science politique de l’Université de Montréal.

Jean-François Daoust est professeur agrégé à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke.

Éric Bélanger est professeur titulaire au Département de science politique de l’Université McGill.

Ruth Dassonneville est professeure au Département de science politique à l’Université de Leuven.

Quatrième de couverture

La scène politique québécoise a subi cinq secousses majeures entre 40q et 4044: les débats sur l'immigration, les effets résiduels de la crise financière de 4008-4009 , le repositionnement straté­gique de la Coalition avenir Québec (CAQ), la montée de l'urgence climatique et la pandémie de COVID-19. Ces chocs ont remodelé les priorités des électeurs et accéléré l'ascension de la CAQ, tout en consolidant la progression de Québec solidaire (QS) et en offrant au Parti conservateur du Québec (PCQ) une visibilité accrue. Ce livre analyse le comportement électoral durant les quatre élections qui se sont déroulées au cours de cette période de turbulences. La polarisation traditionnelle entre le PQ et le PLQ ayant été remise en question, les électeurs ont dû arbitrer entre des déter­minants structurels et des influences conjoncturelles. Leurs choix ont été influencés, d'une part, par des facteurs durables tels que la langue, l'âge, les positions sur la souveraineté ou l'axe gauche­droite et, d'autre part, par des facteurs de court terme, plus volatils, comme les enjeux de campagne et l'image des chefs. Au fil de la décennie, que l 'on peut qualifier de « décennie Legault », la CAQ s'est imposée comme un acteur central de cette recomposition, révélant à la fois la persistance de certains clivages sociaux et la ver­satilité des préférences électorales. Il reste toutefois à voir si, compte tenu des chocs qui ont marqué cette période, les transformations électorales observées - notamment la montée du multipartisme - constituent une parenthèse conjoncturelle ou une inflexion durable de la trajectoire électorale du Québec.