couverture

Une chouette petite vie bien osée

Sony Labou Tansi

  • Éditeur : Lansman
  • Collection : Théâtre à vif
  • ISBN 9782807100244
  • Paru le 23 février 2015
  • 15,95 $ *

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Résumé

L'espèce d'homme à la tête du pays accède à la demande d'une femme qui réclame l'exécution d'un général pour se venger. La réaction des autres militaires est unanime et les protestations affluent et s'accumulent sur son bureau. Il met au point un stratagème pour se débarrasser de ces opposants inopportuns : il les envoie dans une zone désertique avec peu d'eau et de nourriture mais des armes.

Quatrième de couverture

Mikael : J'ai réfléchi, mes amis : flinguons-nous. Nous en serons beaux comme des anges. . Adona : Mon colonel, pour se flinguer, il faut des munitions. On n'a pas besoin de cerveau pour savoir cette évidence. Mon pied et même mon petit doigt connaissent ces choses par coeur. . Emanu : Arrêtez, messieurs, de vous éventrer comme des bêtes. Et si, ainsi que vous semblez le dire, vous jouissez d'un peu de poussière grise, utilisez-la à sortir du merdoiement majuscule où nous sommes. Dans le cas contraire, taisez-vous et pourrissez en silence. Comme l'enseigne le proverbe, « Ne parlez que le jour où ce que vous avez à dire est plus grand que le silence ». . Mikael : Moi, j'ai réfléchi en long et en large : flinguons-nous et la paix sera faite. ... Que non, on n'est pas des poupées. On n'est pas des grognasses. On n 'est pas des moukères, mais bien des hommes, avec des couillonnades bien suspendues, pendues et pendantes. Voilà pourquoi, si mort il y a pour nous, je préfère qu'elle aille droit à la cible au lieu de zigzaguer comme les femmes font souvent. . Adona : Si ça dure dans ce merdier, même avec de grosses patates à la place du cerveau, mon colonel, vous finirez poète. Et ça sera un grade au plafond. . Pour assouvir la vengeance d'une femme, « l'espèce d'homme » qui dirige le pays accepte d'envisager l'exécution d'un de ses généraux. La réaction est immédiate et les signatures de protestation de tous les militaires s'accumulent sur son bureau.. Comment se débarrasser de ces « conjurés » sans se mettre à dos les trois-quarts de la planète ?. Sur les conseils de son écuyer, il les déporte dans une contrée désertique en leur offrant suffisamment d'eau et de nourriture pour qu'ils puissent juste survivre. Il leur laisse aussi quelques armes pour les inciter à la révolte... et les exterminer ensuite en toute impunité..