couverture

Une vie en arbre et chars... bonds

Sony Labou Tansi

  • Éditeur : Lansman
  • Collection : Théâtre à vif
  • ISBN 9782807100251
  • Paru le 23 février 2015
  • 16,95 $ *

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Résumé

Charlotte et Colette se recueillent au pied d'un arbre plurimillénaire pour rendre hommage à leur frère disparu. Mais cet endroit sacré est rapidement envahi et un village planétaire se construit. Le territoire de l'arbre est menacé mais celui-ci prépare sa riposte.

Quatrième de couverture

Au pied d'un arbre plurimillénaire, Charlotte et Colette sont venues rendre un dernier hommage à leur frère, Georges, mort dans un accident de voiture à quelques pas d'une cité dont pratiquement tous les habitants ont disparu.. Des troupes débarquent et, dans une ardeur fiévreuse, un « village planétaire » se construit, rompant l'équilibre du monde.. L'arbre laissera-t-il ainsi son territoire lui échapper ?. Charlotte : Voici le vieillard et le bambin : ils marchent côte à côte. Ils sont comme une ruine terrible. Le bambin route de vieillard. Deux fantômes ; deux enfoirément terribles. . Colette : Ils sont magnifiques. ils vont lever la main droite pour nous saluer, puis tous deux, de nouveau, vont s'engouffrer dans les ruines. ... Le bambin est savoureux du corps. Je l'aime. Ça me fait comme un petit creux au milieu de la respiration, un creux qui commence ici et va s'arrêter à la racine du ventre. Un creux qui pourrait avaler le monde entier. . Charlotte : Ils étaient là quand Georges rendait la vie. Ils ont entendu et vu. ... Elle n'était pas si tordue, l'idée de Balthazar. Cet arbre étonne. Je n'en ai jamais vu un comme ça. Quand même il ne daterait pas de l'époque des pharaons noirs, cet arbre a quelque chose d'insaisissable : il donne le sentiment d'avoir été là quand se creusaient les fleuves. Comme s'il était venu regarder la naissance de ces pierres. ... L'arbre et l'estuaire ont entendu ce que Georges a dit en rendant l'âme... J'entends encore Georges nous dire : « Soeurettes nouées, vous me plaisez et je vous aime ; vous êtes bien belles à l'heure de cinq heures, au milieu de votre rire de lionnes. » . Colette : Georges disait cela, oui. Il le disait, et bien souvent : « Soeurettes, vous êtes belles quand vous rentrez de courir les rues. » Georges savait quelles ogresses on était dans la question d'avaler les rues. .