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Réfugiée dans une chambre d'hôtel, une femme d'une cinquantaine d'années se remémore son enfance dans un camp de harkis du Gard. Jusqu'au milieu des années 1970, des soldats d'origine algérienne ralliés à la France durant la Guerre d'Algérie vécurent avec leur famille dans des camps militaires à l'écart des villages et de la vie normale.
Les solitudes se ressemblent . Réfugiée dans une chambre d'hôtel, Fatima a pris quelques jours de liberté pour se remémorer son histoire. Les hôtels, elle connaît pour y travailler comme femme de ménage, ainsi que pour des rencontres furtives avec son amant.. À sa naissance, sa famille vivait depuis trois ans déjà dans des baraquements, au bout d'une route étroite, entre les vignes. Là, à l'intérieur du camp de Saint-Maurice, dans le Gard, ont été parquées pendant plus de dix ans des familles de harkis, derrière des barbelés, à l'écart de tous.. On les appelait les incasables.. Maintenant que le camp n'est plus qu'une friche, elle s'interroge sur les raisons de cette relégation imposée aux siens jusqu'au milieu des années 70. Elle se souvient de cette enfance peu ordinaire, de sa révolte adolescente. De ses parents silencieux qui jamais n'ont transmis cette histoire en loques, celle des harkis.. Poursuivant son travail de mémorialiste, Ahmed Kalouaz nous offre le portrait romancé d'une femme doublement stigmatisée, fille de traître et d'Arabe qui, comme tous ceux de sa génération, a eu tant de mal à trouver sa place dans la société française..