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Dans un immeuble cossu de Vienne, en 1888, la famille Alt occupe tous les étages. Leur titre de noblesse? Le piano sur lequel a joué Mozart, construit par Christoph Alt, le fondateur. Des ateliers sortent encore des pièces exceptionnelles. Une réputation qui leur impose de s’astreindre aux règles de la haute société viennoise. L’arrivée dans la famille de la trop belle Henriette Stein – d’origine juive qui plus est – sème le trouble. La jeune femme plonge dans le tourbillon de fêtes et de création qui s’empare de la ville en cette fin de siècle. Un tourbillon où l’on percevra bientôt les fêlures du rêve austro-hongrois: le suicide du prince héritier, l’assassinat de l’archiduc suivi de la guerre de 14-18, l’essor du mouvement ouvrier, la montée du nazisme… Le destin mouvementé de la famille Alt suivra les soubresauts de l’Histoire dans un roman comparé par la critique aux Buddenbrook de Thomas Mann et à La Famille Karnovski d’Israël Joshua Singer.«Les meilleurs romans historiques sont ceux dans lesquels l’impardonnable brutalité de l’Histoire se reflète dans les destins individuels.» Literarische Welt«Un roman généreux, spirituel et émouvant.» The Washington Post
Ernst Lothar (1890-1974), écrivain viennois proche d’Arthur Schnitzler, Stefan Zweig et Max Reinhardt, quitte l’Autriche en 1938, en raison de ses origines juives. Réfugié à New York, il fonde l’Austrian Theater. C’est là qu’est publié en 1944 Mélodie de Vienne (Liana Levi, 2016). De retour en Autriche après la guerre comme conseiller du gouvernement américain en charge de la dénazification culturelle, Ernst Lothar reprend ses collaborations théâtrales, dirige le Burgtheater et termine l’écriture de Revenir à Vienne (Liana Levi, 2019), très inspiré de sa propre expérience.