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Le troisième recueil de Stéphane Despatie, Engoulevents, composé d'un seul et long poème d'un même souffler, dresse l'analogie entre le poète et l'oiseau crépusculaire ou nocturne que l'on nomme engoulevents. Ce dernier, de la famille des passereaux, n'arrive à marcher au sol tellement sa queue et ses ailes sont longues. On retrouve donc beaucoup de ses volatiles dans les villes où ils arrivent à s'accrocher aux clochers d'églises comme aux édifices. Les engoulevents s'envolent très haut pour se laisser redescendre en plongeant bec ouvert pour avaler des insectes. Le vent pénétrant dans leur gorge, compose ainsi un chant des plus fascinants.
Depuis qu’il a été éditeur de la revue Entracte dans les années 1990, Stéphane Despatie a participé à la vie littéraire et culturelle à plus d’un titre, soit, entre autres, en tant que chroniqueur littéraire et théâtral, directeur d’une collection de poésie, organisateur et animateur de lectures publiques, quand il n’y participait pas lui-même. Membre fondateur du Marché de la poésie de Montréal, il est directeur de la revue de poésie Exit depuis plusieurs années. Parmi ses autres recueils de poésie, retenons Aroma del puentes/L’odeur des ponts (2004),Ce qu’il reste de nous (2006) et Ceux-là (2008), tous parus aux Écrits des Forges.
dans la rue où je nais
un monde s'offre
entier
dans la main d'un enfant dans la rue où je nais
les bicyclettes volent
la nuit
comme des engoulevents
Avec Engoulevents, Stéphane Despatie fut finaliste au Prix des Terrasses Saint-Sulpice de la revue Estuaire en 2000 et lauréat du Prix de poésie Gatien-Lapointe - Jaime-Sabines 2022 remis par le Seminario de Cultura de Mexico et le Festival international de la poésie de Trois-Rivières. L'auteur a publié une quinzaine de livres dans différents genres, dont Engoulevents, paru initialement en 2000 aux Écrits des Forges, l'un de ses recueils les plus marquants.