* Les prix de nos produits sont sujets à changements sans préavis.
Il y avait dix ans que Jolène Ruest habitait son appartement dans Hochelaga, lorsque les tout nouveaux propriétaires de son quintuplex réquisitionnent son loyer, voulant y loger leur fils. S’amorce alors son combat pour garder son toit, qu’elle aime, qui la mènera jusqu’au TAL. Dans une courtepointe de poèmes, de récits, d’illustrations et de faits socio-politico-historiques, elle réfléchit à la notion de chez-soi. Arpentant la ville, son histoire et ses lois, elle embrasse son sentiment d’appartenance au territoire, aux gens l’habitant, et élabore une pensée qui transcende le combat et la résistance, pour nous rappeler à une question existentielle : qu’est-ce qu’être chez soi?
Autrice impliquée dans La Rue de la Poésie de son quartier, Jolène Ruest habite Hochelaga-Maisonneuve depuis dix-sept ans. L’urbanité et la musique heavy traversent ses projets, de son répertoire numérique Gueuleuses à ses livres. Son premier roman lui a valu une mention dans « L’humour au féminin, un secret bien gardé » de l’Atlas littéraire du Québec, tandis que son second a été adapté au théâtre.
Havre de paix malgré les souris, le trois et demie de Jolène Ruest s’avère un refuge précieux puisqu’introuvable sur le marché locatif actuel. La hausse fulgurante des loyers et les évictions dans son entourage n’auront jamais généré autant de stress dans l’appréhension d’une reprise de logement. Comme de fait, un 28 décembre, elle apprenait par courriel que son nouveau propriétaire voulait reprendre son appartement pour son fils. Une porte, les investisseurs nous appellent.
Une porte, une métonymie pour oublier les personnes derrière le judas.. Se battre pour rester chez soi s’est transformé en acte politique qu’elle a documenté en bribes de récit, en recherche historique, mais aussi en poésie et en dessins griffonnés. Une porte, c’est la cartographie d’une métropole culturelle en érosion et un hommage à la force du capital humain, soit de l’entraide et de l’amitié.