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«La terreur fait des esclaves», écrit Joseph-Guillaume Barthe dans un de ses essais contre la peine de mort. Publiés dans les journaux en 1850, jamais regroupés dans un livre, ces textes constituent pourtant l’un des réquisitoires les plus vigoureux jamais formulés contre la peine capitale dans les Amériques. Barthe y expose de sa plume acérée la bêtise des lois meurtrières. Il démonte, avec une rare acuité, le mythe d’une peine exemplaire prétendument nécessaire à l’ordre social. À rebours des fantasmes sécuritaires conservateurs, il révèle combien cette justice est sommaire, brutale, et foncièrement étrangère à l’esprit des Lumières dans lequel il inscrit sa pensée.
Journaliste insoumis, esprit savant, anticlérical assumé, Joseph-Guillaume Barthe (1816-1893) fut un des penseurs les plus dérangeants du XIXe siècle au Canada. Ses adversaires mirent tout en œuvre pour le faire sombrer dans l’oubli.
«La terreur fait des esclaves», écrit Joseph-Guillaume Barthe dans un de ses essais contre la peine de mort. Publiés dans les journaux en 1850, jamais regroupés dans un livre, ces textes constituent pourtant l’un des réquisitoires les plus vigoureux jamais formulés contre la peine capitale dans les Amériques. Barthe y expose de sa plume acérée la bêtise des lois meurtrières. Il démonte, avec une rare acuité, le mythe d’une peine exemplaire prétendument nécessaire à l’ordre social. À rebours des fantasmes sécuritaires conservateurs, il révèle combien cette justice est sommaire, brutale, et foncièrement étrangère à l’esprit des Lumières dans lequel il inscrit sa pensée. Journaliste insoumis, esprit savant, anticlérical assumé, Joseph-Guillaume Barthe (1816-1893) fut un des penseurs les plus dérangeants du XIXe siècle au Canada. Ses adversaires mirent tout en œuvre pour le faire sombrer dans l’oubli.