* Les prix de nos produits sont sujets à changements sans préavis.
Ce texte reprend l'épisode romain du feuilleton Les nuits italiennes de Joseph Méry : l'érudition et l'humour d'un savant désinvolte dont les feuilletons de voyages ont connu un immense succès dans les années 1850.
«J'avançais avec la fièvre ; à chaque instant, je fermais les yeux pour avoir cent fois le bonheur de les ouvrir sur l'horizon où Rome grandissait à chacun de mes pas. Aussi, Rome, qui voyait en moi son plus fervent adorateur, me recevait dans toute sa magnificence ; elle me donnait une de ces splendides journées qu'elle tient en réserve pour ses amis, sous les ides orageuses de mars ; la lune se levait sereine sur le mont Soracte ; le soleil s'inclinait, sans nuage, à l'horizon maritime ; l'air était tiède, embaumé, transparent ; un ciel pur faisait saillir les édifices lointains du Vatican et du Janicule ; la majesté de la campagne entourait la ville sacrée d'une auréole immense et lumineuse.» . Le feuilletoniste Joseph Méry (1797-1868), fort célèbre en son temps et ami sincère des plus grands, arpente à Rome toute la gamme des émotions. Comme le joueur qu'il fut, il se jette à corps perdu dans le lyrisme romantique, le quitte en un clin d'oeil pour l'ironie voltairienne et nous offre un voyage drôle et généreux.. Texte extrait des Nuits italiennes.