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Derrière l'image ripolinée de Las Vegas, la capitale dévoile un visage blâfard, celui des parieurs éreintés, des prostituées droguées et des motels croulants. Le journaliste américain P. McGuire raconte les tricheries, les pactes faustiens des casinotiers, la réalité sordide d'une ville unique au monde où il a séjourné entre 2005 et 2008.
«Où peut-on en une nuit : manger un steak pour une poignée de dollars, s'incruster dans un mariage mexicain, se faire plumer au black-jack par un croupier nommé Dong, jouer au vidéo poker pendant treize heures d'affilée, siroter une piña colada servie dans une noix de coco, taxer une cigarette à une vieille de 85 ans sous aide respiratoire, foncer à bord d'une limousine aux frais de la princesse jusqu'au Spearmint Rhino, s'y frotter la queue contre une ex-Miss USA, dégueuler à l'arrière d'un taxi conduit par un ancien para, sniffer de la coke bas de gamme dans les toilettes du O'Sheas, et finir par trouver la carte miraculeuse, celle qui défonce la paire d'As de votre adversaire et vous fait gagner un tournoi de poker ? À Las Vegas, et nulle part ailleurs.». Derrière l'image de Las Vegas, métropole gigantesque aux néons luisants, se cache un visage blafard, celui des losers exsangues, des parieurs éreintés, des prostituées camées et des motels croulants. Dans Lost Vegas, le journaliste américain Paul McGuire raconte les arrière-cours du gaming business, les tricheries et les pactes faustiens des casinotiers, la réalité sordide d'une ville qui révèle plus qu'aucune autre la misère humaine..