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Après Ce lac, on retrouve Jonathan Hope avec un inquiétant road novel dans un Nord fantasmé. Usant d’une trame rapide, déconstruite à la Lynch, terrible, il visite à nouveau ses sujets de prédilection, les « paysages élimés par les vivants » et la boréalité. Il nous entraîne dans un récit de glissements, de disparitions et de résurgences.
Jonathan Hope est professeur au département d’études littéraires de l’UQAM. Ce qui l’anime, ce sont les arrangements des vivants, leurs manières de faire le monde et de se le partager. Ce qui l’intéresse, ce sont les configurations de signes, d’arguments, de documents, de métaphores, de récits, et leurs inscriptions dans le réel. Son premier roman, Ce lac (Quartz, 2024), a été réédité au Seuil en 2026.
Et dans la nuit, il y a des rêves. Ce ne sont plus des rêves d’abattoirs où circulent, dans une danse macabre, des corps et des mots en constante décomposition, débités, élagués, réassemblés. Des bêtes méconnaissables, des créatures hybrides, des chimères. Ce ne sont plus des rêves de feux. Habités d’étincelles, de bougies, de feux de joie, de feux de camp, d’explosions, de feux de forêt, de villes entières rasées par les flammes. Maintenant, les rêves, c’est de l’eau dans tous ses états. Et après les rêves, je me souviens de la route, des paysages et de tout un tas de choses brisées. Rien de tout ça n’était nécessaire.